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Daphné Bédard |
Le Soleil
«Même si on ne le croit pas, on est capables de tout!», lance au début du film Folles du cash, Bridget, interprétée par Diane Keaton. Femme un peu bourgeoise, Bridget se retrouve sans le sou lorsque son mari perd son emploi. Sa détermination, son intelligence et sa foi en elle-même lui feront dénicher un travail des plus lucratifs…
Engagée comme femme de ménage à la Réserve fédérale américaine, immense banque privée, Bridget ne tarde pas à avoir une idée diabolique. Elle veut voler de l’argent de la Réserve fédérale, sans se faire coincer évidemment. Pour mettre son plan à exécution, elle a besoin de complices, des femmes au-dessus de tout soupçon, mais qui ne lèveraient pas le nez sur quelques milliers de dollars. Nina (Queen Latifah) et Jackie (Katie Holmes) sont les femmes de l’emploi. Mère célibataire, Nina veut offrir une meilleure vie à ses deux fils. Les motivations de Jackie sont, quant à elles, purement ludiques. Ensemble, elles élaborent un stratagème simple, mais infaillible. Enfin presque…
Complicité
Somme toute, Folles du cash s’avère une comédie fort sympathique et divertissante. La beauté du film repose beaucoup sur la complicité qui unit les trois actrices principales à l’écran. Le jeu de Diane Keaton et de Queen Latifah est correct. Mais c’est surtout la performance de Katie Holmes, dont c’est le premier film depuis la naissance de la petite Suri il y a près de deux ans, qui étonne. Sa présence à l’écran est rafraîchissante.
Folles du cash a été réalisé par la scénariste de Thelma et Louise, Callie Khouri. Il ne faut toutefois pas s’attendre à retrouver l’esprit libre et invincible du road movie de 1991. Folles du cash est un film beaucoup plus conventionnel.
Le tournage en Louisiane a suscité beaucoup d’attention. Les paparazzis ne manquaient pas une chance de croquer sur le vif Madame Tom Cruise, dont le mari était d’ailleurs souvent présent sur le plateau de tournage. Une tonne de rumeurs n’a pas tardé à circuler voulant que l’acteur voulait tout contrôler et même changer le scénario. «À travers cette expérience, nous avons réalisé à quel point ce qui filtrait dans les médias était une distorsion de la réalité», a dit à ce sujet à La Presse la réalisatrice Callie Khouri.