Le samedi 21 novembre 2009
La dérive douce d'un enfant de Petit-Goâve: écrivain voyageur
La dérive douce d'un enfant de Petit-Goâve
|
Guy, Chantal |
La Presse
À l'image du personnage insaisissable qu'est Dany Laferrière, le documentaire de Pedro Ruiz suit l'écrivain dans ce qu'il est effectivement convenu d'appeler une douce dérive, puisqu'il transporte son baluchon partout où on le demande.
Au gré des désirs et sans logique, il se promène ainsi entre Paris, Montréal, Vienne, Lyon, New York, Montréal et Port-au-Prince, ce que le réalisateur souligne comiquement en calculant les kilomètres parcourus. On peut mesurer un peu plus le contraste entre la solitude des chambres d'hôtel et le formidable conférencier plein d'esprit qu'il est.
C'est un portrait, saisi au vol, dans la foulée de la sortie de L'énigme du retour - bon timing du réalisateur avec le prix Médicis -, le tout entrecoupé de lectures, d'images d'archives et de témoignages d'amis. Mais c'est la verve de Dany Laferrière qu'on aime, même s'il se fait plus silencieux de retour à Haïti, où les images sont les plus fortes.
Très brève apparition de la mère, et ce regard profond de l'écrivain sur son neveu qui veut suivre ses traces. On entre presque dans le roman. Si on pense le connaître, on découvre encore un tas de choses sur Dany Laferrière par ce documentaire. La preuve que le sujet et l'homme sont inépuisables...