Le samedi 18 juillet 2009
Watchmen: Watchmen: déboulonne le mythe du (super) héros *** 1/2
La Presse
Watchmen n'aura pas l'effet rassembleur d'un Dark Knight ou d'un Iron Man: pas une seconde le film de Zack Snyder ne prend des airs de tragédie «réaliste».
Il assume ses origines qui se trouvent dans des comics. Cela signifie un ton, un look. Cela sous-entend un humour, une ambiguïté des situations et des personnages. Cela exige une «lecture» au deuxième degré.
C'est particulièrement vrai pour l'oeuvre culte écrite par Alan Moore (non crédité au générique, à sa demande), illustrée par Dave Gibbons et publiée en 12 tomes en 1986 et 1987. Une oeuvre qui porte un regard cynique, noir, sur la nature humaine. Et surhumaine, car elle déboulonne le mythe du (super) héros.
Résultat: pour ce qui est de la fidélité au contenu de l'oeuvre originelle, c'est le film qu'on ne pensait jamais voir; mais il prouve aussi qu'il faut trahir pour passer d'un médium à l'autre.
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Watchmen (V.F.: Les gardiens)
***1/2
Suspense de science-fiction de Zack Snyder. Avec Jackie Earle Haley, Patrick Wilson, Jeffrey Dean Morgan.