Le vendredi 26 février 2010
Max et les maximonstres souffre d’arythmie
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Aleksi K. Lepage (collaboration spéciale) |
La Presse
L’excentrique Spike Jonze s’essaie au cinéma pour enfants avec ce conte bizarre qu’est Where the Wild Things Are, inspiré du livre de Maurice Sendak.
On reconnaît, dans chaque scène, le style et l’esprit du cinéaste. Mais justement, Jonze pèche ici par excès de style.
Where the Wild Things Are souffre d’arythmie: on y passe de l’hystérie à l’ennui. Le jeune héros de cette fable insolite se sent incompris et isolé. Un soir où tout va mal, il déserte la maison, s’en va en mer et découvre une île peuplée de gentils monstres qui le reçoivent comme un roi.
À leur contact il apprendra l’amitié, le droit à la différence, la loyauté. Jonze parvient à rendre ces nounours géants sympathiques et attachants, et à reproduire visuellement les univers imaginaires de l’enfance.
Mais oscillent entre le film d’auteur et film commercial, on ne sait trop à quel public s’adresse ce conte.
Where The Wild Things Are (V.F.Max et les maximonstres)
Conte de Spike Jonze. Avec Max Records, Catherine Keener, Mark Ruffalo